Peinture & arts plastiques
Disponibilité
Durée
Passe-temps
Adapté aux enfants
Catégories
Villes
Casamance
Région de Dakar
Région de Fatick
Région de Kédougou
Région de Louga
Région de Saint-Louis
Région de Thiès
- Journée
À partir de:
$19.38$19.38$18.41 -5%
Résident :  
La peinture n’est pas au Sénégal une affaire de musée poussiéreux : c’est un art de rue, de marché et d’atelier, qu’on croise sur les murs peints des boutiques, sur les cars rapides bariolés et derrière les vitres des étals. Le pays a même donné au monde une technique bien à lui, le souwère, cette peinture sous verre populaire où l’artiste travaille à l’envers, sur la face cachée d’une vitre, pour figer des scènes religieuses, des saynètes de quartier ou des portraits pleins d’humour. C’est un pan de culture vivante, pas une relique.
Cette catégorie réunit tout ce qui touche à la peinture et aux arts plastiques au Sénégal : atelier d’initiation au souwère, cours de peinture ou de dessin avec un artiste, stage de plusieurs jours, visite guidée d’ateliers dans une cité d’artistes, parcours d’art contemporain, ou encore modelage et céramique. Que vous viviez à Dakar et cherchiez une activité créative pour vos week-ends, ou que vous prépariez un voyage et vouliez toucher du doigt la scène artistique la plus dense d’Afrique de l’Ouest, on vous explique quoi faire, où, quand et comment vous y prendre.
Le cœur de l’offre bat à Dakar et sur l’île de Gorée, avec des prolongements du côté de Saint-Louis et des villages d’artistes de la côte. On garde ici la peinture et les arts plastiques ; l’artisanat d’art (sculpture sur bois, objets, bijoux) et la teinture textile (batik, tie-and-dye) ont chacun leur propre rubrique sur le site.

Le Sénégal & la peinture
Pour comprendre pourquoi la peinture compte autant ici, il faut remonter à deux histoires qui se répondent. La première est populaire : le souwère. Cette peinture sous verre, dite aussi « fixé sous verre », est arrivée au Sénégal à la charnière du XIXᵉ et du XXᵉ siècle, apportée depuis le pourtour méditerranéen par des marchands et des lettrés musulmans. Les premières images racontaient l’épopée de l’islam ; très vite, les peintres sénégalais s’en sont emparés pour illustrer la vie des grandes figures confrériques — au premier rang desquelles Cheikh Amadou Bamba, fondateur du mouridisme, dont le portrait au visage voilé est devenu une icône reproduite à l’infini. À côté du religieux, le souwère a développé une veine que les Sénégalais adorent : la satire douce et la scène de vie quotidienne — la dispute conjugale, le taxi en panne, la femme au marché, le fonctionnaire trop sûr de lui. Techniquement, c’est un art de patience et d’anticipation : on peint à l’envers, en commençant par les détails et la signature avant les aplats de fond, de sorte que la scène se révèle par transparence à travers l’épaisseur du verre. Des maîtres comme Gora Mbengue, disparu en 1988, ont fait passer ce langage populaire du statut de bondieuserie de marché à celui d’œuvre reconnue dans les musées et les collections.
La seconde histoire est savante et politique : l’École de Dakar. Au lendemain de l’indépendance de 1960, le président-poète Léopold Sédar Senghor a fait de l’art un projet d’État, adossé à sa pensée de la Négritude — l’idée que l’Afrique noire avait sa propre civilisation de la beauté à faire valoir. L’État a créé une école des beaux-arts, un grand théâtre national, des musées, et a organisé en 1966 à Dakar le Premier Festival mondial des arts nègres. Une génération de peintres a incarné ce mouvement : Iba N’Diaye (1928-2008), formé à l’européenne et attaché à la rigueur du dessin, et Papa Ibra Tall (1935-2015), plus flamboyant, tourné vers les mythologies et les couleurs, qui a fondé en 1966 les ateliers de tapisserie des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs à Thiès. De ce foisonnement est née une peinture qui mêle abstraction, figuration et formes graphiques puisées dans les cultures africaines. C’est cet héritage double — l’art populaire du verre d’un côté, la grande peinture d’atelier de l’autre — qui fait la richesse de la scène sénégalaise d’aujourd’hui.
Cette scène a d’ailleurs son rendez-vous mondial : Dak’Art, la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar. Instituée par l’État en 1989, recentrée sur l’art contemporain africain au fil des années 1990, elle revient tous les deux ans et compte parmi les plus importantes manifestations du genre sur le continent. Sa 16ᵉ édition se tient du 19 novembre au 19 décembre 2026, sur le thème « (Anti)fragilité » et sous la direction artistique de Morad Montazami. Chaque édition investit musées, galeries et lieux patrimoniaux de la capitale, avec une exposition officielle et un très foisonnant « OFF » qui déborde dans toute la ville et jusqu’à Saint-Louis. On ne visite pas le Sénégal en amateur d’art sans garder un œil sur son calendrier.
Formules disponibles
- Atelier d’initiation au souwère — l’expérience la plus identitaire : découvrir la peinture sous verre, comprendre le travail « à l’envers » et repartir avec sa propre petite œuvre. Aucune compétence requise.
- Cours de peinture ou de dessin — une séance encadrée par un artiste, à l’acrylique, à l’aquarelle ou au fusain, en atelier.
- Stage de plusieurs jours — pour progresser sur la durée, travailler une technique ou un projet personnel avec un accompagnement suivi.
- Visite d’atelier d’artiste — pousser la porte d’un atelier dans une cité d’artistes, échanger avec le peintre et voir naître les œuvres.
- Parcours d’ateliers & galeries — une visite guidée de la scène contemporaine, de l’art populaire aux installations les plus actuelles.
- Atelier créatif en famille ou pour enfants — une activité manuelle accessible, souvent autour du dessin, de la couleur ou du collage.
- Modelage, céramique & sculpture — pour ceux qui préfèrent la matière au pinceau, initiation aux arts plastiques en volume.

Où en faire au Sénégal
L’immense majorité de l’offre se concentre sur Dakar et sa région, capitale artistique du pays, complétée par quelques foyers historiques sur la côte et dans le Nord.
- Dakar — le centre névralgique. La ville abrite une cité d’artistes créée en 1998, quatre hectares réunissant des dizaines d’ateliers, une fonderie de bronze, des espaces de céramique et une grande galerie : c’est le lieu idéal pour une visite d’atelier ou un cours avec un peintre. La capitale compte aussi le plus ancien musée d’art africain de la sous-région, rattaché à l’IFAN et rebaptisé en 2007 en hommage au naturaliste Théodore Monod, ainsi qu’un tissu de galeries et d’ateliers de souwère dans les quartiers et sur les marchés.
- L’île de Gorée — à vingt minutes de chaloupe de Dakar, l’ancienne île-mémoire est devenue une véritable colonie d’artistes : peintres installés dans les maisons coloniales, ateliers ouverts, ruelles où l’art se mêle au patrimoine. Un cadre unique pour un cours ou une flânerie créative.
- Saint-Louis (Nord) — l’ancienne capitale, classée à l’UNESCO, cultive une vie artistique propre, portée par ses galeries, ses résidences et les débordements du « OFF » de la Biennale. La lumière du fleuve et l’architecture coloniale en font un décor prisé des peintres.
- Les villages d’artistes de la côte — au sud de Dakar, sur la Petite Côte, quelques villages comme Toubab Dialaw ont bâti leur réputation sur les arts et accueillent ateliers et espaces de création dans une ambiance plus tranquille, à combiner avec un séjour en bord de mer.

Quand partir
Bonne nouvelle : la peinture se pratique toute l’année, à l’abri du soleil comme de la pluie. Les ateliers, cours et visites tournent en continu, quelle que soit la saison. Pour le confort de déplacement, la saison sèche, de novembre à mai, reste la plus agréable : chaleur supportable, ciel dégagé, idéal pour enchaîner atelier le matin et balade patrimoniale l’après-midi. L’hivernage, de juillet à septembre, est plus chaud et humide, mais ne gêne en rien une activité d’intérieur. Le vrai calendrier à surveiller, c’est celui de l’art : la Biennale Dak’Art revient tous les deux ans et transforme alors Dakar et Saint-Louis en immense galerie à ciel ouvert, entre exposition officielle et centaines d’événements « OFF ». En 2026, sa 16ᵉ édition se tient du 19 novembre au 19 décembre : combinée aux Jeux olympiques de la Jeunesse (31 octobre-13 novembre), elle place la capitale sous les projecteurs internationaux pendant près de six semaines — une fenêtre idéale pour un séjour mêlant art et découverte.
Bon à savoir & budget
Pas besoin de savoir tenir un pinceau pour se lancer : les ateliers d’initiation, souwère en tête, sont pensés pour les débutants complets, adultes comme enfants. Le matériel est fourni sur les cours et les stages ; prévoyez simplement une tenue qui ne craint pas la peinture. Pour une visite d’atelier ou un parcours de galeries, un peu de curiosité et de respect suffisent : on entre chez des artistes qui travaillent, on demande avant de photographier une œuvre en cours. À Gorée, ajoutez le coût de la traversée en chaloupe, réglé au guichet de l’embarcadère (billet à tarif réglementé, avec une taxe communale à payer sur place) ; l’entrée des musées publics reste modique et se paie généralement sur place, ces tarifs officiels n’étant donnés qu’à titre indicatif.
Sur Que Faire Sénégal, la réservation se fait en ligne : le tarif affiché est tout compris pour la formule choisie (atelier, cours, stage, visite), avec un acompte de 20 % à la réservation et le solde réglé le jour même. Les résidents au Sénégal bénéficient d’une remise de −30 % (ou selon les conditions de la prestation). Les prix dépendent de la formule, de la durée et du nombre de participants : ils figurent directement sur chaque activité. Un atelier d’initiation d’une couple d’heures et un stage de plusieurs jours ne se situent évidemment pas dans la même gamme, tout comme un cours particulier coûte davantage qu’une session en petit groupe.
Pour qui ?
La peinture au Sénégal s’adresse à des profils très différents. Aux familles et aux enfants, pour qui un atelier de souwère ou de dessin est une activité créative sûre, à l’ombre, qui laisse un souvenir fait main. Aux débutants curieux, qui veulent s’essayer à une technique sans pression. Aux peintres amateurs et confirmés, qui trouvent ici des artistes de talent pour un stage ou un cours de perfectionnement, et une lumière que beaucoup viennent chercher. Aux résidents dakarois, en quête d’une activité régulière loin des écrans, ou d’une sortie du dimanche à Gorée. Et aux voyageurs amateurs d’art, qui veulent comprendre une scène de l’intérieur plutôt que la survoler — rencontrer un peintre dans son atelier vaut toutes les visites de musée.
Il y a quelque chose de saisissant à s’asseoir devant une vitre et à comprendre que l’on doit tout peindre à l’envers, en commençant par ce qui, normalement, se pose en dernier : la signature d’abord, les détails du visage ensuite, le fond en tout dernier. Les premiers essais donnent presque toujours une image gauche, un peu tremblée — puis on retourne la vitre, la lumière passe à travers, et la petite scène maladroite prend soudain ce fini laqué, profond, qui a fait la réputation du souwère. On repart avec son cadre sous le bras et une autre façon de regarder tous ces tableaux vus jusque-là sans y penser, sur les murs et les étals de Dakar.

FAQ
C’est quoi, exactement, le souwère ?
Le souwère (aussi écrit « suweer » en wolof) est la peinture sous verre populaire du Sénégal, aussi appelée « fixé sous verre ». L’artiste peint à l’envers, sur la face arrière d’une vitre, en commençant par les détails avant les fonds ; l’image se révèle par transparence, avec un fini lisse et brillant. Les thèmes classiques sont religieux (figures des confréries, comme Cheikh Amadou Bamba), quotidiens ou satiriques.
Faut-il savoir dessiner pour participer à un atelier ?
Non. Les ateliers d’initiation, en particulier au souwère, sont conçus pour les débutants complets, enfants comme adultes. Un artiste vous guide pas à pas et le matériel est fourni. C’est une activité accessible qui se termine par une œuvre à emporter.
Où voir et pratiquer la peinture au Sénégal ?
Avant tout à Dakar, qui concentre cité d’artistes, musée d’art africain, galeries et ateliers de souwère, et sur l’île de Gorée, devenue une colonie de peintres. Saint-Louis, au nord, cultive aussi sa propre scène, tout comme quelques villages d’artistes de la Petite Côte, au sud de Dakar.
Qu’est-ce que la Biennale Dak’Art ?
C’est la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar, l’une des grandes manifestations d’art du continent. Instituée en 1989, elle revient tous les deux ans et investit musées, galeries et lieux patrimoniaux de la capitale, avec une exposition officielle et un vaste « OFF ». Sa 16ᵉ édition se tient du 19 novembre au 19 décembre 2026, sur le thème « (Anti)fragilité ».
Quelle différence avec l’artisanat ou la teinture ?
Cette rubrique couvre la peinture et les arts plastiques (dont le souwère, le dessin, la céramique et la sculpture d’art). L’artisanat d’art (objets, bois, cuir, bijoux) et la teinture textile (batik, tie-and-dye) font l’objet de rubriques distinctes sur le site, avec leurs propres ateliers.
Comment réserver et quel budget prévoir ?
La réservation se fait en ligne sur Que Faire Sénégal, avec un acompte de 20 % et le solde le jour même. Le prix dépend de la formule (atelier, cours, stage, visite) et figure sur chaque activité ; les résidents au Sénégal bénéficient d’une remise de −30 %. Le matériel est fourni sur les ateliers et les stages.
Actualité voyage Sénégal
Dernières actualités
Découvrez les dernières tendances et conseils pour voyager au Sénégal. Du tourisme culturel aux activités de plein air, restez informé des événements et des nouveautés qui rendent votre séjour inoubliable.